Escarmouche au Pertuis

9 juillet 2016

Regions

 

En octobre, dans la dernière année de vie de Louis XVII, dans une année noire de la révolution, en Velay

Un détachement de 400 hommes fut manié en colonnes pour attaquer au Pertuis et ouvrir la voie au convoi de munitions qui arrivait du Puy. Des groupes disparaissant et se reformant en 3, 10 ou 30, connaissant le talus, le taillis le fossé, ils se rassemblèrent en armes, bien décidés à opposer le choc à la force.
Les colonnes firent couler la sueur, dans des paysages coupés de bois, sujets et suspects à l’embuscade après la chasse aux rebelles quelques arpents plus loin d’où le feu avait commencé, le bruit de la bataille attira un nombre trop considérable de brigands tailleurs de tilleuls, et molesteurs de prêtres jureurs. Le procès verbal dira que les rebelles furent partout à la fois, de sorte que le compte passa de quelques bandes à une armée rangée en action.(sic)

Gardes et dragons rentrèrent à Yssingeaux. Décision dès 5 heures du matin et de rentrer au Puy, prendre les mesures nécessaires. Fuir au Puy avec les munitions, les papiers du tribunal civil et les deux encombrants canons.

D’Yssingeaux au Pertuis tout se passa à peu près bien. Au Pertuis les estomacs étaient déjà creux et la langue sèche, proposition de halte. Boncourt, observa qu’à Saint-Hostien on serait moins exposé et reprit la marche.

Comme une mèche allumant la poudre, la nouvelle du choc, la défaite des troupes révolutionnaires avait circulé dans les communes voisines. Ganses grises et autres insurgés s’étaient armés à la hâte de fusils, de piques, de fourches, de faux ; des dizaines de bandes de jeunes d’alentours s’étaient réunis pendant l’ombre. Mr de Lamothe, et d’autres, étaient parmi les chefs de ces foyers naissants de l’Armée royale d’Orient. Nos réfractaires, voyant leurs adversaires fuir, se décidèrent à les attaquer entre Le Pertuis et Saint-Hostien.

Le rapport officiel des commissaires multipliera le nombre des insurgés. Personne ne fut très surpris de voir sortir du bois, à gauche du Pertuis, une colonne considérable de ceux ci, commandés par un homme à cheval, se ruant du côté du bois de Glavenas et prit en flanc le détachement. Impossibilité de se servir des canons qui sont prit d’assaut.
Engagement de la bataille, au-dessous du Pertuis, en tirant vers le village voisin. Les villageois foncent, toutes armes en avant.
Une panique gagne les citoyens enrôlés qui prirent la fuite oubliant canons et le reste, oubliant tout.

Les fuyards annoncent au représentant Chazal, atteint de la fièvre, qu’ils ont été surpris « dans une gorge » (du Pertuis à saint-Hostien):

Oun oumo dllin la garda dlligé à lous ostres :
Veguérou que filavount tout de bo, me guiguévo : aquelous blancs poudriant me creba, ou m’estropia. M’anérou escoundre darrié una peira dllin le boué de pi et lous laissérou faire. Quand lous eyes filavo le pertiu, pouguérou descampa, faguérou pas guire, et n’erou pas soulet.

 

 

Apocalypseselonmarie |
TPE sur les Vikings |
Ecigb7dp |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Histoire
| Jennialogie
| Légende Urbaine