Reveries d’Ozanam

8 mai 2016

Royaume de France

 

Avant de quitter Ozanam, Lacordaire, Maret et tous ceux qui se laissèrent aller aux “mouvements d’imagination et de rêve” de 1830, 1848, il est intéressant de noter une dernière prise de position de ces idéalistes, car on la retrouvera chez d’autres personnages augustes plus tard, comme on l’avait déjà vue chez Chateaubriand. Il s’agit de la question des nationalismes en Europe centrale. Connaissant les opinions d’Ozanam sur la démocratie, sa haine de l’absolutisme, nous devinons sans peine en faveur de qui sera tranché le différend entre l’empire austro-hongrois et les jeunes nations d’Europe centrale. Mais rien ne vaut quelques citations. Lors de son passage en Italie, Ozanam se dit attristé par la présence autrichienne à Venise : “Cependant ces jouissances étaient mêlées d’une grande tristesse. Je voyais sur la place trois mâts dépouillés des bannières des trois royaumes qui faisaient jadis la gloire de la république ; et sur la piazetta, les canons autrichiens et les grenadiers hongrois qui les gardent”.

Quelle tristesse de voir une république (forcément vertueuse) soumise à un empire (forcément persécuteur) ! Aussi, quand la révolution de 1848 vient secouer Paris, Rome et Vienne, le romantique impénitent s’exclame : “Enfin, je crois à l’émancipation des nationalités opprimées…”. Il explique également que : “…passer aux barbares”, c’est “passer du camp des hommes d’état et des rois asservis à leurs intérêts égoïstes et dynastiques qui ont fait les traités de 1815, les Talleyrand, les Metternich, aux intérêts nationaux et populaires. Aller au peuple, c’est s’occuper de ce peuple qui réclame une plus grande part raisonnable dans les affaires publiques…” .

 

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